29 octobre 2007
Grenelle de l'environnement, Corinne Lepage salue "un changement de mode de gestion de la démocratie"
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> 26 octobre 2007 Dans un entretien réalisé le 25 octobre, Corinne Lepage revient sur les premiers enseignements du Grenelle de l'Environnement : la méthode, la démocratie écologique ou encore les premières mesures. Mais la question des réformes institutionnelles et de la séparation des pouvoirs fut également abordée. Par ailleurs, la présidente de Cap 21, affiliée au Mouvement Démocrate s'est dite "globalement assez séduite, car c'est la première fois qu'on avait un discours novateur et cohérent à ce niveau de l'Etat à ce sujet" ajoutant que "sur les mesures, il faudra savoir comment on les finances." |
27 octobre 2007
Le monde fini commence… ENERGIES RENOUVELABLES
Tout d’abord, un coup de gueule : arrêtez, arrêtons de parler de « biocarburants » ! Rien n’est moins bio, rien n’est plus plein d’engrais et d’insecticides, de plus polluant pour les nappes phréatiques ! Mettons-nous d’accord sur le mot : agrocarburants . Juste pour ne pas vider de tout sens le bio … Oui, ces fameux agro-carburants sont en train de nous faire avaler la pilule : accepter que les agriculteurs continuent à produire de façon intensive …pour sauvegarder notre : Touche pas à ma voiture ! Sans parler des populations qui ne peuvent plus acheter de maïs en Amerique du Sud, et que l’on commence à affamer pour notre petit confort …
Bref, où en est-on en EUROPE ?
L'Union européenne s'est fixé l'objectif d'atteindre 21% de consommation d'électricité provenant des énergies renouvelables en 2020.
Si les États membres ont mis en œuvre ces dernières années des politiques volontaristes pour développer les énergies renouvelables, il est difficile de savoir, à l'heure actuelle, si les objectifs européens seront atteints. La situation varie considérablement d'un État membre à l'autre. L'Allemagne, le Danemark, l'Espagne et la Finlande font partie des plus avancés et ont mis en œuvre une politique énergétique qui leur permettra vraisemblablement d'atteindre les objectifs européens.
Pour l'éolien, l'Allemagne arrive en tête de la production, suivie par l'Espagne, et le Danemark, qui totalisent, à eux trois, 84% de la capacité de production européenne. Les énergies renouvelables pourraient ainsi fournir, dès 2020, un quart de l'alimentation électrique en Allemagne, permettant d'éviter l'émission de 110 millions de tonnes de CO2.
La biomasse, qui représente un potentiel important pour la production d'électricité et de chaleur au sein de l'U.E, reste en revanche insuffisamment exploitée. Elle souffre d'un manque de soutien financier ; seuls le Danemark, la Finlande et le Royaume-Uni connaissent actuellement des courbes de croissance importantes pour cette source d'énergie. De même, la production d'électricité photovoltaïque est encore faible et ne pourra se développer qu'avec une véritable politique de soutien pour rentabiliser les investissements des producteurs
Depuis 2006, les énergies renouvelables sont entrées dans une phase déterminante de leur développement. L’augmentation continue du prix des hydrocarbures et donc de l’électricité, majoritairement issue des combustibles fossiles, pose de plus en plus de questions sur la capacité de ces énergies à maintenir seules une croissance durable de l’activité économique. Cette situation conduit les pays de l’Union européenne à regarder de plus en plus vers les pays précurseurs qui ont facilité le développement rapide des énergies renouvelables. Les résultats obtenus se sont montrés à la hauteur des espérances des investisseurs et des décideurs politiques tant sur le plan de l’efficacité des technologies, de la diminution de la dépendance énergétique, de la réduction des gaz à effet de serre, que sur le plan de la création de richesse et d’emploi . Pourtant, la Franc reste toujours la mauvaise élève…
La France reçoit la plus mauvaise note sur 5: «loin d'atteindre son engagement». Elle a en outre la particularité d'être dans les 5 pays européens dont la part d'énergie renouvelable a diminué même en normalisant le calcul, c'est-à-dire en tenant compte des aléas climatiques, tels que les sécheresses, les vitesses de vent, etc.
La France reçoit la mention: «Aucun résultat visible sur la pénétration des énergies renouvelables électriques jusqu'à maintenant. L'appel d'offre pour les centrales électriques à biomasse a encore été reporté. Une amélioration dans les procédures administratives pourrait conduire à de meilleurs résultats à l'avenir».
Le Grenelle de l’Environnement ne peut être qu’une avancée significative !
Nous attendons de pied ferme toutes les mesures concrètes qui nous mettrons au niveau des pays européens qui ont osé allier le social, l’environnemental et l’économie et ainsi atteindre l’objectif fixé.
12 octobre 2007
Le Mouvement Démocrate se lance dans la campagne municipale des Alpes Maritimes.
« On part du quotidien des gens pour élaborer un socle commun qui sera adapté à chaque ville », précise Pascale Vaillant qui devrait se présenter à Cannes. « Devrait » : le Modem n’officialise pas ses têtes de liste et attendra pour les communiquer que les projets soient bien avancés. « Les projets sont plus importants que les hommes », justifie Karine Lambert. Sur Nice, Hervé Caël sera le candidat. C’est une quasi certitude. Hervé Caël ne cache pas son envie d’y aller. Il est le seul à avoir fait la demande et le Modem ne peut pas être absent de l’élection municipale de la cinquième ville de France.
Au sujet des ententes éventuelles pour le 1er ou 2nd tour, tout se décidera ville par ville. La stratégie est simple : au Modem on élabore un programme, on regarde le programme des autres candidats et puis éventuellement on discutera autour des projets. Karine Lambert résume : « Discuter c’est dans les gênes du Modem. Les discussions seront ouvertes. Elles avanceront au rythme où avanceront les projets. Tout sera en fonction des réalités locales ».
Rejoindre un candidat de gauche ou de droite n’est donc pas à l’ordre du jour. Sur Nice, il est déjà exclu de rejoindre Jacques Peyrat et tout les candidats encore plus à droite. Le Modem préfère rester spectateur de la « guerre des Patricks » (Allemand et Mottard) et du jeu d’attente de Christian Estrosi (UMP) qui pourrait modifier la donne des candidatures de Jean Icart (Divers Droite) et Rudy Salles (Nouveau Centre). Le Modem reconnaît qu’il existe des contacts avec quasiment tout le monde.
Le leitmotiv actuel du Modem est « On travaille sans s’occuper des autres ». Nul doute que tôt ou tard, en se rapprochant du scrutin, et même si ce n’est pas dans sa logique originelle, le Modem sera contraint de faire de la politique politicienne.
par Vincent Trinquat