09 novembre 2007
François Bayrou prépare le passage de l'UDF au MoDem
LE MONDE | 09.11.07 | | |||||
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08 novembre 2007
Les Cafés Démocrates
Compte-rendu de la soirée du JEUDI 18 OCTOBRE 2007
Conférence-Débat : l’AGENDA 21
animée par
PHILIPPE OUTREQUIN
L’Agenda 21, fruit du consensus de plus de 150 Etats représentés au Sommet de la Terre de Rio en 1992, résultat de la prise de conscience internationale des problèmes environnementaux planétaires,constitue un vaste programme d’action pour le XXIème siècle.
L’Agenda 21 constitue un catalogue de mesures visant à réconcilier, par le biais d’un véritable partenariat mondial, efficacité économique, responsabilité écologique, solidarité sociale et aide au développement. Il établit l’importance de la collaboration de toutes les composantes de nos sociétés : Gouvernement, économie, O.N.G et population.
L’Agenda 21 incite particulièrement les villes, les communes à contribuer au développement durable à un niveau local : les villes de notre planète sont donc invitées à travailler à un programme d’action selon leurs « spécificités », devant définir un projet « sur mesure » qui leur soit adapté, ayant pour objectif la durabilité, et définissant des échéances, des étapes, les moyens financiers pour la mise en œuvre ainsi que l’évaluation des résultats.
L’Agenda 21 local
Réussir à engager nos communes sur la voie du développement durable, démocratiser la gouvernance des communes, améliorer la vie quotidienne des habitants, tels sont les objectifs de l’Agenda 21 local. La démarche qui en découle : allier la protection de l’environnement-la solidarité- la citoyenneté, ce qui permet de définir des propositions qui répondent aux besoins actuels sans nuire aux générations futures.
15 ans sont déjà passés depuis Rio et nous n’avons pas fait grand-chose en France…L’Agenda 21 local reste pourtant un outil de transformation politique nous permettant de faire des propositions dans le cadre des prochaines municipales :
- Le cadre de vie et la protection de l’environnement : énergie, eau, déchets, pollutions…
- L’aménagement urbain et la gestion de la ville:foncier, fiscalité, localisation des emplois et de l’habitat…
- La mobilité : gestion des transports
- Le développement économique
- Les différents aspects socio-culturels
- La notion de solidarité : avec les générations futures, au sein de la commune (politique du logement, aide aux plus démunis..)et avec les autres populations de la planète.
5 axes ont été priorisés en France(à ce jour : 350 projets en France, vers 500 en 2008 en France):
1. Lutter contre le réchauffement climatique et contre la pollution de l’atmosphère
(énergies-déchets-transports : comportements individuels, bâtiments communaux, structuration des déplacements…) C’est tout un projet de territoire ou de ville, associé étroitement au P.L.U
2.Préserver la biodiversité : développement des Jardins familiaux, création de parcelles agricoles –et d’AMAP. Signature de contrat de baie, projet Natura 2000, sites Conservatoires du littoral…
3.Epanouissement de tous les êtres humains : aspect social, accès aux soins – aides aux sans-abris, logements sociaux …
4.Cohésion sociale entre Territoires : solidarités intergénérationnelles, éducation et formation
5. Mode de consommation durable : déchets, tri, …
5 axes où Economie/social et Environnemental sont très imbriqués, demandant une démarche volontaire, une vision partagée avec les habitants, les associations, les professionnels ; dégageant une stratégie ( des priorités), avec des moyens et un calendrier .
Que ce soit au moment du diagnostique (partagé ? état des lieux et questions ? vue globale de la ville…) jusqu’au pilotage (qui pilote, suivi …points forts, points faibles, transversalité, évaluation …) ce sont tous les enjeux pour la ville de demain qui se décident (que ce soit dans les programmes électoraux, ou pour l’établissement des P.L.U).
2 idées en parallèle :
-Démocratiser le pouvoir local en faisant de la participation des habitants une priorité :
De tels « programmes » d’actions ne peuvent être établis qu’avec la participation de tous, où chaque habitant doit pouvoir devenir acteur des décisions locales (se former, s’informer, agir pour pouvoir proposer et construire) ; où chaque élu doit être le porte-parole et le lien permettant d’associer les habitants à la gestion des affaires de la cité, en développant l’expression critique et créative. Des solutions pour que les décisions soient partagées par tous : forums, ateliers de réflexion sur des projets, commissions extra-municipales pour une gestion des « conflits positifs »,enquêtes publiques allant dans les quartiers,conseils de quartiers,conseils économiques et sociaux, mise en place de budgets participatifs, diffusion des comptes-rendus,reconnaissance des élus minoritaires par un droit de représentation et des moyens, possibilité d’au moins une question d’actualité sur un temps à chaque Conseil municipal…
-Organiser l’espace :
Favoriser une Intercommunalité de projet et de développement : Les compétences mises en commun doivent manifester d’un vrai projet ( ex : les Plans de Déplacements Urbains)avec des réelles compétences déléguées, des conseillers communautaires élus et des représentations proportionnelles, pour une transparence des organismes intercommunaux (syndicats intercommunaux) . Dépasser la cadre communal, c’est pour privilégier les intérêts communs de populations, (non par pure aubaine financière ou par amitiés politiques), pour une vraie politique de l’habitat, des transports, de l’environnement, des déchets, de l’eau sur un territoire cohérent de vie
-Donner un cadre de vie équitable : les questions de déplacement constituent un volet capital (les personnes, les marchandises, le choix des véhicules, la politique du stationnement…), ainsi que l’Urbanisme (le chantier du Plan Local d’Urbanisme est l’occasion pour chaque ville de repenser entièrement le problème du logement, des quartiers, du devenir économique de la ville, le mitage ou la densification des centres… pour les 25 ans à venir). Sans oublier le Vivre Ensemble qui donnera la cohésion entre les quartiers, les habitants et les professionnels, les touristes et les résidents à l’année.
Ainsi, grâce à l’Agenda 21, le développement durable peut se décliner dans toutes les dimensions de l’action politique :
Durabilité économique (nouveaux rapports entre les entreprises et les pouvoirs locaux)
Durabilité sociale, renforçant le lien social, les différentes formes d’insertion, par le logement, la santé publique, la sécurité, la lutte contre l’exclusion.
Durabilité culturelle développant le sentiment d’appartenance partagée, avec des équipements de quartiers et accessibles
Durabilité environnementale intégrant la gestion des ressources, des énergies et combattant les nuisances au cœur des politiques publiques
Durabilité spatiale, posant d’une manière nouvelle les questions d’urbanisme et de gestion urbaine.
C’est un projet global, nécessaire à la survie sur notre planète, et que l’on peut faire avancer au niveau local.